torsdag 23 juni 2011

Depuis son exil



Le Col-major Konan Boniface parle:
«Je rentrerai au moment opportun»
D’ordinaire peu bavard, on n’avait eu aucune nouvelle de lui depuis l’arrestation du président Gbagbo. Le Colonel-major Konan Boniface, ex-Commandant du théâtre des opérations et des célèbres Fumaco (fusiliers marins commando), une unité d’élite de l’armée ivoirienne, a fait parler de lui récemment.

Le Commandant Konan Boniface dit « Konan la guerre », comme on l’appelle affectueusement au sein de l’appareil militaire, fait partie des officiers supérieurs qui ont défendu la souveraineté jusqu’à la dernière minute. Peu bavard et fin stratège militaire, il est à la fois respecté, adulé et craint aussi bien au sein des Forces de défense et de sécurité que des Forces nouvelles devenues Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Il fait partie de ses officiers qui se sont retrouvés hors des frontières nationales aux lendemains de l’arrestation de Gbagbo. Celui qui avait presqu’une relation de « père et fils » avec le président Laurent Gbagbo, juge prématuré son retour au pays, malgré les incessantes médiations engagées par le pouvoir en place « pour ramener tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire à la maison ». «Je ne vois aucune raison de rentrer en Côte d’Ivoire actuellement. Cela dit, je le ferai à un moment où je jugerai opportun», a déclaré le Cdt Konan à l’«émissaire» des nouvelles autorités ivoiriennes. Par ailleurs, il a tenu à rappeler qu’il n’est pas le porte-parole des militaires en exil et que par conséquent, il ne pouvait ni leur donner des ordres, ni les exhorter à rentrer au pays.
Les premières tentatives de connexion entre les nouvelles autorités et le Commandant Konan Boniface se sont faites sans grand succès dans le courant du mois de mai par l’intermédiaire d’un Officier-général «rallié». Puis, un autre Général en rupture de banc avec l’ex-régime de Laurent Gbagbo, a proposé ses services pour ramener au bercail l’ex Com-théâtre et tous les militaires en exil. C’est ce dernier qui a pris contact avec le Colonel-major Konan Boniface et quelques officiers, la semaine dernière dans un pays de la sous-région. Il n’a pas manqué d’égrener une panoplie de garanties que le pouvoir Ouattara offrait à Konan Boniface et ses frères d’armes, afin qu’ils viennent prendre part à l’édification de la nouvelle armée. Qui selon la vision du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, poursuit le «médiateur», va faire la part belle aux jeunes officiers valeureux et ayant fait leurs preuves sur le terrain. «Je ne rentrerai que le moment opportun. Et les nouvelles autorités peuvent me considérer comme démissionnaire, si elles se trouvent dans l’urgence », a fait savoir le marine’s Konan (major de sa promotion dans l’armée américaine, ndlr).
franck toti in le nouveau courrier du jeudi 23 juin 2011

onsdag 22 juni 2011

Alassane Ouattara l’imposture en gestion de l’économie et le bluff permanent mis à nu

 
 
 
 

Avec l’ouverture de la campagne pour l’élection Présidentielle du 31 OCTOBRE 2010, les déclarations aussi tapageuses que sans fondement et non justifiées font rage chez certains candidats. Ils pensent, grâce à une certaine imposture, s’attirer la sympathie d’électeurs mal informés. Malheureusement, Alassane Dramane OUATTARA n’échappe pas à cette pratique infamante de duplicité qui lui permet de toujours se faire passer pour ce qu’il n’est pas en réalité. Il peut se permettre de déclarer sans retenue : « GBAGBO et ses conseillers ne comprennent rien à l’économie et ils croient que les milliards que j’annonce sont des chiffres en l’air »
Rappelons nous qu’il est de notoriété publique, qu’on a fait croire à certains Ivoirien qu’en 1989, l’économie de la Côte d’Ivoire se portant, globalement mal, M Alassane Dramane OUATTARA a été appelé a son chevet pour la redresser. On a fait même croire qu’il aurait réussi « brillamment » cette mission de redressement économique de la Côte d’Ivoire avec la mise en œuvre d’un programme économique qu’il aurait « appliqué avec rigueur et compétence ». Tout cela est faux puisque la réalité nous a montré le contraire et nous allons le montrer dans la suite de cette communication.
Certes, en 1988 et 1989, le taux de croissance était positif et relativement faible (entre +1% et 2%) et l’économie Ivoirienne faisait face à une crise aigue des finances publiques. Cette dernière a conduit le ministre de l’économie (KOUMOUE COFFI) à proposer une réduction des salaires des fonctionnaires. Cette mesure que même un étudiant de première année d’économie n’aurait pas proposée (le salaire nominal n’est pas flexible à la baisse) a été rejetée logiquement par les populations. C’est cette situation qui a favorisé la nomination de OUATTARA précédé d’une réputation surfaite de « grand technocrate compétent », au poste de Premier ministre, Ministre de l’économie et des finances, du plan et du commerce (ouf !). Ainsi, avec l’appui de certains partenaires extérieurs, le Président de la République de l’époque, et le peuple de Côte d’ivoire ont été bluffés, abusés à l’occasion de cette nomination de OUATTARA.
Dramane OUATTARA n’a jamais eu de programme économique conçu, réalisé et mis en œuvre par lui entre 1990 et 1993. C’était le temps des Programmes d’Ajustements structurels (PAS) du FMI. Ce sont des programmes conçus par le FMI et mis en œuvre INVARIABLEMENT dans les « pays en difficulté ».
Ces programmes appliqués par OUATTARA ont échoués en Côte d’Ivoire. Suite à leur application par OUATTARA, les déficits et les mauvais résultats ont persistés continuellement entre 1990 et 1993. En 1993, les recettes fiscales étaient en baisse de 122,2 milliards de FCFA (573,416 milliards en 1992 et 451,216 milliards en 1993). Les dépenses de prestation sociales étaient en baisse (31,9milliards en 1993 contre 36,4 milliards). Les dépenses d’investissement étaient en baisse (73,8 milliard en 1993 contre 89,5 milliards en 1992). En ce qui concerne la balance des paiements, les paiements courants connaissaient un déficit de 345,6 milliards et le solde global était estimé à 27,5 milliards en raison d’une mobilisation exceptionnelle attendue de 373 milliards. La consommation réelle des ménages était en baisse de 0,7% liée à la baisse globale des revenus de 0,8%. Les prix à la consommation en 1993 connaissait une hausse estimée à 1,1%. La valeur ajoutée du secteur industriel était en baisse en 1993. Elle passe de 534 milliards de FCFA en 1992, à 531,5 milliards de FCFA en 1993. A la fin de la gouvernance de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA, les produits manufacturés en Côte d’Ivoire perdaient de la valeur d’une année à l’autre.
En 1993, la contribution du secteur industriel au PIB stagne Il est de 19,8% en 1992 et 1993. Au cours de la gouvernance de Monsieur Alassane Drammane OUATTARA (1992 et 1993) les produits manufacturés en côte d’Ivoire, ne contribuaient plus de manière croissante, faute de valeur ajoutée supplémentaire, à l’ensemble de la richesse produite en Côte d’ivoire. Les industries agroalimentaires ont reculé de 0,6% en raison notamment de la baisse de l’exportation des produits industriels d’origine agricole. La valeur des exportations totales, était également en baisse de 1990 à 1993. Elle passe de 997 milliards de FCFA en 1990 à 846 milliards en 1993. La valeur des importations sur la période de 1990 à 1993 était de 904,6 milliards de FCFA en 1990 et 814 milliards de FCFA en 1993. Ainsi, le solde commercial est passé de 92,4 milliards de FCFA à seulement 32 milliards de FCFA. Par ailleurs, jusqu’en 1995, les opérations de privatisation se faisaient sans une loi d’habilitation et de gré à gré. Entre 1990 et 1993, huit (8) sociétés ont été cédées pour un montant total facturé de 3,8 milliards et 3 sociétés dont les prix de cession n’étaient pas connus. Bref. C’était le temps du pouvoir absolu, de la régression économique et de l’opacité dans la gestion des affaires de l’Etat. Globalement pendant sa gouvernance, l’économie de la Côte d’Ivoire a connu sa plus longue période de croissance économique négative ou nulle. Le taux de croissance réelle du PIB était de -1,2% en 1990 ; 0,0% en 1991 ; -0,6% en 1992 et -0,4% en 1993.
Cette régression est due à la mauvaise séquence des politiques économiques propres aux Plans d’Ajustement Structurel (PAS) qui engageaient tout azimut des mesures de stabilisation qui n’étaient pas accompagnées de reformes structurelles à même de préserver les secteurs clés de l’économie. Ainsi, OUATTARA, « l’expert des P.A.S » n’a pu faire mieux que réaliser des taux de croissance, tout au plus égaux à 0%. Le PIB nominal qui était de 3 417,6 milliards de FCFA en 1989 est passé à 3 127 milliards de FCFA en 1993. Sa politique a laissé la Côte d’Ivoire plus pauvre qu’il ne l’a reçue. Au vue de ce qui précède et compte tenu des performances économiques réalisées entre 1960 et 2009, on peut affirmer que, M. OUATTARA, ministres de l’économie et des finances de Côte d’Ivoire, a été le plus mauvais. D’ailleurs en 1993, il a annoncé qu’il ne serait plus en mesure de payer les salaires des fonctionnaires, consacrant ainsi son échec. Au vue de sa pratique professionnelle son échec ne nous étonne pas aujourd’hui. Il n’avait pas un programme spécifique et adapté à la Côte d’Ivoire. Il a pris des mesures disparates (les salaires à double vitesse chez les enseignants, l’instauration de la carte de séjour, la vente massive des véhicules administratifs, les privatisations des sociétés d’Eta, etc.) .Il a jeté son dévolu sur le recouvrement des arriérés fiscaux pour, selon lui résorber les déficits et les moins values de recettes fiscales. Faute d’une connaissance réelle de la Côte d’Ivoire et de programme économique approprié, les résultats espérés n’ont pu être réalisés. En effet les arriérés fiscaux traduisaient les difficultés des entreprises et les diverses protections dont bénéficiaient les contribuables débiteurs, la plupart liés au pouvoir PDCI de l’époque. A la différence de M Laurent GBAGBO, OUATTARA n’a jamais mis son programme à la disposition du public de sorte que les milliards qu’il annonce aujourd’hui dans ses meetings ne reposent sur aucun programme cohérent et connu. De ce fait, ces annonces de milliards à tour de meeting, prennent l’allure d’une prestidigitation aussi bien pour les économistes avisés que pour la population. De quel programme, études et analyses validées découlent ces milliards de francs CFA qu’il annonce de manière péremptoire ? Les électeurs n’auront jamais le privilège de s’approprier « son programme fantôme ». Il n’a pas osé le publier pour les élections présidentielles de 2010. Il continue sans retenu de jouer à fonds sur le bluff de sa réputation « d’économiste chevronné ». Visiblement, il aurait pu quand il était aux affaires, grâce à sa formation et son expérience supposées, prendre des mesures, procéder à des reformes adaptées, pour booster l’économie.
Pourquoi, malgré sa « grande » qualification universitaire supposée et son expérience au sein des institutions financières internationales (Directeur Afrique du FMI et gouverneur de la BCEAO) a-t-il connu cet échec patent ? Tout constat fait, il faut retenir que, ce sont ces contreperformances qui ont favorisé la dévaluation du Francs CFA dans une zone économique et monétaire où la Côte d’Ivoire représentait plus de 40% du PIB. Ce fait, cette dévaluation a consacré définitivement son échec. Ce que GBAGBO propose dans son programme qui n’a pas connu de critique sérieuse de OUATTARA et du RDR, est à la disposition de tous les Ivoiriens dans les librairies. Les performances positives découlant des mises en œuvre sont connues. A la différence de OUATTARA qui n’a pas pu proposer un programme conçu et réalisé par lui, le programme économique conçu, réalisé et mis en œuvre actuellement par les équipes de GBAGBO Laurent, connait un succès interne et externe. Il a un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) validé par la communauté nationale et internationale. Sa bonne gestion lui a permis d’atteindre le point de décision du PPTE qui est un programme d’appui de la communauté internationale aux pays pauvres très endettés mais bien gérés. Trois revues ou évaluations de la mise en œuvre actuelle du programme économique et financier de Laurent GBAGBO ont été sanctionnées par trois satisfécits conjoints du FMI, de la Banque Mondiale et de la BAD qui sous OUATTARA (et BEDIE) s’étaient éloignés de la Côte d’Ivoire. Cela explique pourquoi ni OUATTARA ni BEDIE qui étaient abonnés à la mauvaise gestion n’ont pu bénéficier de l’appui des institutions internationales. Notons qu’elles étaient toutes en rupture de banc avec eux avant la fin de leur gouvernance respective.
Au plan de la politique macroéconomique, la Gouvernance de GBAGBO se caractérise par une vision qui conduit à l’amorce d’un nouveau modèle économique qui a pour ambition de sortir la Côte d’Ivoire de l’économie de plantation de l’ère coloniale. Cette vision dont la mise en œuvre est déjà initiée, se caractérise par : - la modernisation et la diversification de l’économie (développement de l’agriculture vivrière, valorisation et développement des richesses du sol et du sous-sol, accélération de l’industrialisation et développement des services) ; - le développement des infrastructures (reprise et accélération des grands travaux d’investissement) et promotion de l’emploi ; - l’assainissement des finances publiques / budget sécurisé (augmentation des recettes grâce à une reforme accrue des régies financières, maîtrise des dépenses, reprises des investissements et règlement du problème de la dette extérieure/PPTE) ; - la diversification des partenaires extérieurs et une forte contribution à l’intégration régionale ; - l’instauration de la bonne gouvernance et de la transparence. L’Objectif de tout ceci est de créer une économie compétitive au service du développement globale et intégré de la Côte d’Ivoire. Avec Laurent GBAGBO les finances Publiques et la bonne gouvernance, sont, respectivement, sécurisées et accrues : - Les responsables des régies financières, puis de toute l’Administration sont soumis à une obligation de résultats (les objectifs sont définis en début d’exercice) ; - Les services clés sont informatisés avec en appui, un dispositif de contrôle pour maîtriser le flux de marchandises à la douane, l’assiette fiscale aux impôts, les recettes et les dépenses publiques au trésor ; - La sécurisation et la rationalisation de la collecte des recettes fiscales ont été renforcées par la création de centres de gestion agrées pour l’encadrement des PME/PMI et l’application de la facture normalisée. Ces reformes, auxquelles OUATARRA et son équipe n’ont pas pensé, ont avec Laurent GBAGBO, favorisé la grande amélioration des recouvrements des ressources publiques notamment, les recettes fiscales qui ont progressé de 34,9% entre 2000 et 2008. Les recettes publiques qui représentaient, entre 1994 et 2000, en moyenne 84% du budget de l’Etat sont montées à 92% en 2009. L’incidence des mesures fiscales prises sous la gouvernance de Laurent GBAGBO, a été immédiate. Les recettes fiscales ont fortement progressé. Elles se situent en 2009 à plus de 850 milliards de FCFA, contre 549,6 milliards de FCFA en 2000. Soit une progression de 54, 66%. Les recettes douanières ont progressé pour atteindre 771,1 milliards de FCFA en 2009 contre 484 milliards de FCFA en 2000 Soit une progression de 59,32%. Au niveau du Trésor et de la comptabilité publique, les reformes et la bonne gouvernance exécutées ont permis de rendre effective l’unicité de caisse de l’Etat, l’informatisation complète des services, la connexion des trésoreries locales à la caisse centrale du trésor, le contrôle systématique des postes comptables, l’institution des comités de trésorerie dans les ambassades et les régions, la systématisation informatique du circuit comptable des dépenses publiques, la bonne traçabilité et la sincérité des recettes et des dépenses de l’Etat. - Au niveau du budget et des finances, la conception et l’application de la notion de budget sécurisé a permis de garantir la sincérité et l’efficacité du budget qui intègre en priorité les ressources propres de l’Etat.
La discipline budgétaire du budget sécurisé et la généralisation du Système Intégré de Gestion de Finances Publiques (SIGFIP), ont permis la bonne régulation de l’exécution du budget, la précision, la traçabilité et le niveau d’exécution en temps réel des dépenses en région et en centralisé. Le budget de l’Etat est en progression depuis 2001. De 1 289,1 milliards de FCFA en 2001, il est passé à 2 529,5 milliards de FCFA en 2009. Soit une progression de 96,22%. Les dépenses hors charge de la dette ont été assainies par le suivi strict des procédures d'exécution. À titre d'exemple, la mise en place du nouveau système de gestion de la comptabilité de l'Etat et du suivi des dépenses publiques (informatisation complète du circuit comptable des dépenses et des recettes) a permis de maîtriser la masse salariale et d’augmenter rationnellement les dépenses pro pauvres (écoles, centres de santé, pistes villageoises, cultures vivrières). La discipline budgétaire qu’impose le « Budget Sécurisé » a conduit à un résultat budgétaire excédentaire de 69,8 milliards de FCFA dès 2001. Le stock de la dette extérieure est passé de 6700 milliards de FCFA en 2000 à environ 4000 milliards de FCFA (y compris, les annulations déjà obtenues) actuellement (2010), soit une baisse de 40,2%. Le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB est d’environ 16,6% contre 88,7% en 2000. Le stock de la dette intérieure se chiffre en capital à 987,9 milliards de FCFA, à fin septembre 2009.
L’Etat, sous la Présidence de Laurent GBAGBO, a consenti d’importants efforts de 2000 à aujourd’hui, réduisant considérablement ce montant. Les arriérés de paiement de la dette intérieure qui étaient de 431,2 milliards de FCFA en 2000 sont passés à 132,2 milliards de FCFA en 2009. Les arriérés en 1993 (Année ADO) étaient de 378,4 milliards de FCFA et de 331,2 milliard de FCFA en 1999 (année BEDIE). L’Etat, avec la présidence de Laurent GBAGBO, a payé aux créanciers intérieurs en moyenne 237,82 milliards par an de 2000 à 2009. Par contre Alassane Dramane OUATTARA et Henri Konan BEDIE, les « experts » en économie, ont payé en moyenne annuelle aux créanciers intérieurs, respectivement 59,23 milliards de FCFA (de 1990 à 1993) et 157,93 milliards de FCFA (de 1994 à 1999) la comparaison objectives de ces données devrait conduire à reconnaître, sans faux fuyant, que la gouvernance de Laurent GBAGBO en matière de gestion de la dette intérieure, est nettement plus profitable à la prospérité des entreprises et des ménages de Côte d’Ivoire. Avec la gestion de Laurent GBAGBO, la croissance économique positive est supérieure à celle chroniquement négative ou nulle réalisé par OUATTARA et « son équipe ». La mise en œuvre des mesures de stabilisation, combinée avec des reformes de plusieurs secteurs de l’économie (café cacao, énergie, et hydrocarbures, le secteur financier …) par l’équipe de Laurent GBAGBO, ont eu pour premier résultat, un taux de croissance du PIB de +0,1% dès 2001, soit un gain réel de croissance de +2,4% en comparaison de la situation de 2000. Sous la gouvernance de Laurent GBAGBO, ce taux de croissance augmente de façon continue et croissante depuis 2006 Le taux positif de la croissance réelle du PIB, a été maintenu de façon continue de 2004 à 2009 après les chutes de 2002 (-1,6%) et 2003 (-1,7%). Ainsi, chaque année le PIB s'est accru positivement (+1,6% en 2004, +1,8% en 2005, + 1,2% en 2006, +1,5% en 2007, +2,3% en 2008, +3,8% en 2009). Le PIB nominal est passé de 7 630,3 milliards de FCFA en 2000 à 10 486,5 milliards de francs CFA en 2008. Il s’est établit à 10 925 milliards de francs CFA en 2009. Il sera de plus 11 000 milliards de FCFA en 2010 ; C’est une certitude économique et financière.
Comparativement aux périodes de gouvernance de M. Alassane Dramane OUATTARA (1990 à 1993, période de croissance nulle ou négative) et Henri Konan BEDIE (de 1994 à 1999, avec une période de grande décélération économique continue entre 1995 et 1999)
Le Président Laurent GBAGBO, malgré la crise militaro politique fait connaître à la Côte d’Ivoire, depuis 2004 une période de croissance positive croissante. Globalement, la gouvernance économique et politique du Président Laurent GBAGBO a plus d’avantage pour les populations et les entreprises de Côte d’Ivoire. Il devrait être le choix rationnel des Ivoiriens. Bref ! Ces quelques exemples ci-dessus montrent que la compétence et le succès économique en matière de gouvernance économique ne sont pas du côté de Alassane Dramane OUATARRA. Visiblement, avec lui la Côte d’Ivoire n’a rien gagné. La Côte d’Ivoire gagne avec Laurent GBAGBO et son équipe que OUATTARA s’évertue, sans vergogne, à ridiculiser vainement et inutilement. Nous sommes ahuris et stupéfaits par les agissements de cet « intellectuel » qui passe son temps à vilipender des personnes qui, à tout point de vue, ont réalisé mieux que lui, ce que lui-même n’a pu concevoir et réaliser (absence de programme, absence de résultats économiques positifs, échec de sa mission). M. OAUTTARA, bénéficiaire et profiteur d’une situation de difficultés financières de la Côte d’Ivoire en 1989, fait-il exception à la l’adage qui dit que « la mauvaise foi est la chose la mieux partagée au monde » ? Ne serait il pas sage pour lui de penser à combler sa méconnaissance des réalités de notre pays en vue de proposer des politiques adaptées à la résolution des problèmes, plutôt que de lancer des incantations du genre « je suis la solution » ?

INSECURITE EN CÔTE-D’IVOIRE: «ADO SOLUTION» CHERCHE LA SOLUTION A PARIS!





June 21, 2011 8:00
Selon le quotidien nord-sud dans sa publication du lundi 20 juin, le Ministre de l’Intérieur ivoirien, M. Hamed Bakayoko est à Paris pour «?solliciter l’appui de la France» dans le cadre de la réorganisation de la sécurité intérieure.

A cette fin, il a rencontré son homologue français Claude Guéant pour avoir «l’expertise française en matière de sécurité intérieure». Cette démarche laisse penser qu’après 50 années dites «?d’indépendance», la Côte-d’Ivoire souffre d’une carence d’experts en matière de sécurité intérieure. Ce qui est loin d’être vrai.
Cette démarche est bien une preuve de plus que la Côte-d’Ivoire est devenue un département français où rien d’important ne peut être décidé sans l’accord ou sans la directive de Paris. Cette démarche suscite par ailleurs trois hypothétiques observations.
La première est que tous ses chefs rebelles qui se font appeler commandants et généraux, ainsi que tous ses officiers supérieurs de l’armée, de la gendarmerie et de la police, qui ont rallié la cause de la rébellion depuis le 28 novembre 2010, auraient fait montre de leur incompétence en matière de sécurité intérieure, après deux mois de règne.
Ceux qui se vantent d’être des stratèges et des tacticiens ayant gagné seuls (bien que nul n’ignore qu’ils ont combattu aux côtés de l’armée de «la communauté internationale») la guerre contre les forces armées qui ont défendu la République aux côtés du président Gbagbo, seraient-ils devenus subitement incapables de gérer la sécurité du pays dans une situation de paix relative? Sans doute, s’il était question de trouver des experts en insécurité, le Ministre Hamed Bakayoko ne serait pas allé à Paris.
Sur Place la rébellion rebaptisée FRCI (Force Républicaine de Côte-d’Ivoire) en compte plusieurs. L’attestent toutes les violations des droits de l’homme qu’elle commet et le climat d’insécurité qu’elle crée. La deuxième hypothèse est qu’ils sont compétents en matière de sécurité intérieure, mais leurs compétences seraient mises en doute par leur chef. Dans ce cas, ils devraient se sentir déshonorés, humiliés par cette démarche de leur ministre de tutelle. La troisième hypothèse est qu’Hamed Bakayoko, se serait plutôt entouré de copains dans son cabinet, au lieu d’hommes experts et compétents qui pourraient l’aider dans sa tâche.
Enfin, pourquoi, pendant qu’«ADO solution» est sur place, va-t-on chercher la solution de la sécurité intérieure à Paris? Ah! «ADO solution»! Ce slogan démagogique ne cessera pas d’étaler ses propres contradictions et de désenchanter le «troupeau» électoral qu’il a séduit. Mais, et si «ADO solution» n’était en réalité que le pseudonyme de «PARIS solution», la démarche du ministre Hamed Bakayoko ne serait-elle pas logique?

Source: ZEKA TOGUI –

Deux mois après la chute de Gbagbo/ Un diplomate français avoue : «Nous nous sommes trompés sur Ouattara»





Publié le mercredi 22 juin 2011   |  Le Temps




Malgré les discours officiels de Nicolas Sarkozy, la diplomatie française commence à reconnaître que l’Elysée s’est trompé sur le compte de Ouattara dans le dossier ivoirien. Car les nouvelles d’Abidjan ne sont pas bonnes, surtout pour la communauté française qui a de gros intérêts en Côte d’Ivoire. Depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir, la situation sécuritaire s’est complètement dégradée avec des Fds remplacées par des Frci, une armée à la gâchette facile. Avec eux, tous les problèmes se règlent dans le sang. Plus de police, plus de gendarmerie… La Côte d’Ivoire est aujourd’hui le seul pays au monde qui fonctionne sans justice.Du reste, ce sont les Frci qui rendent la justice. Bonjour les dérives. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans les régions de l’Ouest, du Sud et de l’Est jugées très proches du président Gbagbo. Selon des journaux étrangers, Abidjan est devenue un véritable Far West aux mains des Com-zones qui y font la loi. Ce sont eux qui ont véritablement le pouvoir face au
préfet de police. Le petit monde diplomatique français et celui des affaires installé au bord de la lagune Ebrié est bien au fait de cette nouvelle donne depuis le départ de Gbagbo du pouvoir. Ils savent que deux mois après, malgré les tapages médiatiques, les structures régaliennes ont du mal à se mettre en place. L’armée française se trouve alors obligée de se substituer à la police et à la gendarmerie ivoiriennes pour voler au secours du pouvoir.
Une tâche qui provoque naturellement la colère de la jeunesse qui assiste impuissante à une recolonisation de la Côte d’ivoire. Mais Paris n’a pas le choix, elle est obligée de se mettre en première ligne à Abidjan, en 2011, ce qu’elle ne fait même plus dans bien d’autres petits pays africains. Une telle situation n’est pas faite pour arranger les choses. Par exemple, fuyant l’insécurité d’Abidjan, plusieurs hommes d’affaires français sont encore cloîtrés au 43è Bima, à Port–Bouet. Ils sont nombreux ceux qui refusent de regagner leurs résidences de zone 3, zone 4, ou de Cocody. Par peur de subir la justice des hommes en tenue. Car Abidjan vit aujourd’hui à l’heure des règlements de compte. Il suffit d’une simple dénonciation et vous êtes inscrit à l’article de la mort. A ce tableau déjà sombre, viennent s’ajouter les graves violations des Droits de l’Homme. La France officieuse en Côte d’Ivoire, c'est-à-dire des diplomates et des hommes d’affaires, est aujourd’hui au temps des regrets pour avoir misé sur un cheval qui leur crée tant d’ennuis. Ce que résume d’ailleurs un diplomate français face à un confrère proche du pouvoir. «La France s’est trompée sur Ouattara. On se rend compte qu’il n’est pas aimé par les Ivoiriens. Rien ne marche actuellement. Il n’y a pas de sécurité à Abidjan. Aucun investisseur au monde ne peut investir dans un tel pays». Confie ce conseiller d’ambassadeur dans un restaurant très chic abidjanais au confrère qu’il a invité à une table bien arrosée. Un constat totalement en déphasage avec la théâtralisation très grotesque de Nicolas Sarkozy qui se fait plus amoureux de la Côte d’Ivoire que les Ivoiriens eux-mêmes. Et ce n’est pas tout, puisque l’insécurité s’étend désormais aux œuvres de l’esprit, plus clairement à la propriété intellectuelle. Dans le monde industriel, il se raconte que certains entrepreneurs véreux veulent profiter de la situation pour déposséder des industrielles de leurs propriétés. Cela pourrait se faire avec la complicité de certains cadres de l’Office de la propriété intellectuelle. Ainsi va la Côte d’Ivoire comme l’a voulu la France qui a imposé un Président de la République aux Ivoiriens. La Bad refuse aujourd’hui de revenir pour les mêmes raisons sécuritaires. Le Rdr au pouvoir se trouve donc pris à son propre chaos qu’il a installé en Côte d’Ivoire.
Sonia Kiprendé

SINFRA-28 JEUNES BETE ET GOURO DÉTENUS ARBITRAIREMENT PAR LES FRCI



Mercredi 22 juin 2011 07:47

Ils sont principalement d’ethnie bété  de gagnoa  et  Gouro de sinfra . Au nombre  de 28, entre la vingtaine  et  la  trentaine pour la plupart d’entre eux, ce sont des jeunes hommes plus que  mal  en point que les frci (forces pro-ouattara) détiennent dans  les locaux de l’ancienne gendarmerie  de sinfra  depuis plus  d’un mois pour certains.
 
Sur leur arrestations, les témoignages que nous avons recueillis indiquent que les FRCI de cette zone , commandés par deux individus, un certains « zoum » et un autre du pseudonyme de « Malmo », leur reprochent  à la fois  de cacher des armes ,d’avoir dressé  des barrages, d’être au cœur des litiges fonciers, d’avoir maille à partir avec des allochtones  baoulé, malinké et des allogènes  burkinabés,  etc.
Pour toutes ces raisons que les parents de ces jeunes gens disent totalement ignorer , ils ont été enlevés par les FRCI dans les localités de Tehiri, Sahiri , Nikedi , pour la zone de Gagnoa et dans les villages  de Zamandji, Douafle, Nagadou, pour la région Gouro de Sinfra.
 
Leurs geôliers  exigent à présent des rançons dont les  montants varient entre 200.000CFA et 500.000 CFA en vue d’une probable  libération. Ces montants, peuvent comme dans un marché, être négociés. 
C'est un ainsi que marche le nouvel Etat de droit de Alassane Ouattara

Exclusif: Des revelations de l ex dame de compagnie de Simone Gbagbo.



Voici l echarpe presidentielle, dans la main de soldats francais.Pourquoi??? a mediter...
Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien(Fpi) jusqu’au 11Avril 2011,Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l’Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d‘Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livredans cet entretien les derniers instants dans le bunker…


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d’Angré que nous sommes, ce n’était pas du tout le repos car la nuit c’était les bruits d’armes en provenance d’Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d’Abidjan ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d’habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j’ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d’avant nous avions été informés que j’étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j’habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j’apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ‘’Allées’’ et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu’ à l’arrestation du Président Gbagbo. D’ailleurs je préférais être sur les lieux dans ces circonstances.

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvé dans les mêmes circonstances et je me suis rendu utile. J’ai ouvert les bureaux de la première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d’être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J’étais la quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n’était pas en fuite. J’ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l’accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé.

Pour ce qui s’est passé, il faut noter qu’avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d’arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en actions. Ainsi, il y a eu l’attaque de l’école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d’Agban( etc).

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l’Ambassade du japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l’Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l’entrée de la résidence. C’est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l’arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au dessus de sa chambre alors qu’il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous sol car c’est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D’autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21h à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au levé du jour. Le bureau de la première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l’Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l’accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c’est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu’ à l’arrestation du Président.

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous nous attendions 21 heures pour la ‘’pluie de feux’’, comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s’est poursuivi jusqu’ à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n’a pas atteint l’intérieur du sous-sol.

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d’égouts. Cela s’est transformé en une fumée opaque. Ils l’ont fait a dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d’électricité étaient à cet endroit. Le commandant Seka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la notre, il n’y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adje Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ‘’certainement’’ la Première Dame, le Ministre Aboudramane Sangare, etc.

Le Ministre Tagro s’est proposé à la négociation. Je l’ai vu et entendu téléphoner quelqu’un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, « demandez leur d’arrêter de tirer, je viens discuter ». J’ai appris plus tard que cette personne était l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l’attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous - sol, il était encore à l’entrée de la résidence, téléphone à l’oreille.

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine, a-t-il mis le nez dehors qu’il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d’entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grande chose. Quelques instants après, d’autres (soldats rebelles ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo ndlr) qu’ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit, qu’ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s’il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c’est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d’autres garder notre porte. La suite de l’arrestation, vous l’avez vu par les images qu’ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury , le Ministre Adjobi Christine, l’ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en dessous de l’aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l’assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant complètement trempé de son sang. Il est allé s’adosser au mur de la résidence de l’Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l’un d’eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L’objectif des deux groupes (forces licorne et des forces rebelles ndlr) était de tuer le Pr Laurent GBAGBO et d’éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d’entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armée des forces nouvelles ndlr) pour commettre l’exploit de l’assassinat de plus d’une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n’ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C’est Dieu qui a travaillé en notre faveur, psaume 23

Abidjandirect.net : Qu’en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l’enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d’une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d’un obus la veille, n’ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu’après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l’Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s’échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s’ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C’est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu’elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n’étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c’est qu’il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l’Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu’ au golf.

Réalisé par Abidjandirect.net

La suite dans nos prochaines éditions

Sidiki Bakaba raconte le bunker – Tom 1





Info d’Abidjan-21/6/2011
Il a failli mourir, ciblé par un hélicoptère de Licorne puis battu à coups de crosse par les soldats d’Alassane Ouattara. Mais il a été jusqu’au bout de sa destinée de témoin des chocs de l’Histoire nationale. Il ne regrette rien.
De son lieu de rééducation en France, il se souvient…
«On dit que ce qui échappe à la conscience nous revient sous forme de destin». Dans le «refuge» où il s’est retiré, au coeur de la France profonde, pour panser ses plaies, Sidiki Bakaba, présent à la Résidence présidentielle de Cocody au moment du kidnapping de Laurent Gbagbo et de sa suite, soigne son âme à coups d’introspection philosophique.
Il en est persuadé : son destin et sa vocation d’artiste engagé l’ont toujours amené à être le témoin privilégié d’événements importants pour son pays et son continent. Une fois de plus, il a donc été jeté au coeur de la fournaise ardente. Comme dans d’autres pays africains, au Burkina Faso durant la période «révolutionnaire », ou en Guinée lors de la première purge du règne de Lansana Conté, en 1985. Comme en novembre 2004, lors du premier «épisode» de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire.
Une page tragique de l’histoire de la Côte d’Ivoire qu’il a «offerte» aux générations futures sous la forme d’un documentaire au nom évocateur : «La Victoire aux Mains Nues». Témoin d’une résistance héroïque «Je n’avais pas forcément l’intention de faire un film sur la crise postélectorale. Contrairement à ce qu’une légende bien orientée prétend, je ne suis pas allé sur le front avec l’intention de me battre arme au poing.
C’est le front qui est venu vers moi ! Ma maison se trouve dans le pourtour présidentiel, à quelques minutes à pied de la Résidence présidentielle. Progressivement, les bruits de guerre se sont rapprochés. Un jour, je me réveille, et je vois devant mon domicile quelques centaines de jeunes combattants loyalistes. Ils m’expliquent qu’Abidjan est divisée, et que seuls les combattants sont dans la rue.
Ils se reconnaissent par des noms de code bien spéciaux. Les uns, c’est «ami ami», les autres c’est «miaou miaou». Bref, ils m’expliquent que je ne peux pas sortir seul même pour acheter du pain. Et ils me proposent de m’escorter, de me protéger d’une certaine manière. J’écoute ces jeunes soldats, qui sont mes compagnons par la force des choses.
Et il me semble que je retrouve dans leur bouche les mêmes mots que ceux des jeunes qui, les mains nues, ont affronté les chars français en novembre 2004. Sauf que là, ils sont armés. Ils disent qu’ils sont prêts à mourir… Ils répètent : «Nous voulons libérer la Côte d’Ivoire, nous voulons libérer l’Afrique.
L’indépendance que vous, nos oncles, avez eue, elle n’est pas réelle. Nous avons la mémoire de 2004. Cette fois, cela ne se passera pas comme ça, ils ne nous trouveront pas les mains nues». La phrase «il faut libérer l’Afrique » crée une résonance en moi. Nous l’avions prononcée il y a longtemps, quand j’étais jeune, quand nous commencions à remettre en cause les indépendances dans nos pays. Je suis donc allé voir, sentir, et pourquoi pas témoigner de ce qui apparaissait déjà comme un remake de novembre 2004».
Sidiki Bakaba ne pense pas forcément à un documentaire. Mais dans sa tête trotte l’idée d’un film de fiction reconstituant l’histoire de la Côte d’Ivoire. Il se dit : «Dans ce cas, il me faut du matériau». Et ajoute : «Je ne voulais pas travailler à partir de ce qui a été écrit ou raconté par d’autres, mais vivre cette histoire-là, à l’endroit où je me trouvais». Du côté où il se trouvait aussi, peut-on ajouter. Comme les équipes de la chaîne de télévision franco-allemande Arte ont filmé la descente sanglante des FRCI à Abidjan, lui, il filmait ce qui est très vite apparue comme une résistance «héroïque».
Il filme quelques centaines de combattants qui font face aux assauts répétés d’adversaires soutenus logistiquement par l’armée française et par l’ONUCI. Mais qui, systématiquement, battent en retraite, perdent des hommes en masse, s’enfuient en laissant des liasses de faux billets offerts par leurs commanditaires politiques – un mensonge fondamental qui explique sans doute aujourd’hui les actes de sabotage économique et de pillage forcené des FRCI. Sidiki Bakaba, qui ne peut plus dormir chez lui dans ce contexte explosif, filme également le petit monde qui s’est aggloméré autour de Laurent Gbagbo à la Résidence, préparé à partager une destinée tragique. Il voit arriver là les généraux Philippe Mangou (chef d’état-major des Armées) et Edouard Tiapé Kassaraté (patron de la gendarmerie). Des généraux que la rumeur accuse déjà de trahison. Très vite, Laurent Gbagbo les éconduit, le cameraman de la RTI et lui. «Nous avons à nous dire des choses qui ne se disent pas devant les caméras», explique le chef de l’Etat. Bakaba pressent une atmosphère houleuse…
Source: Théophile Kouamouo – Le nouveau courrier