måndag 18 juli 2011

Économie:Gestion de l’Etat : La France humilie Ouattara



Charles Diby Koffi, l’argentier du gouvernement doit être certainement malheureux. Aucun ministre de l’Economie ne tirerait aucune fierté à lire sur la place publique que ses fonctionnaires sont payés par un autre pays. Car il serait payé à ne rien faire s’il n’est pas capable de faire face à la question salariale de ses agents. Depuis plus d’une décennie, la Côte d’Ivoire avait cessé de faire la queue devant les guichets du Trésor français avant de régler la solde de ses agents. D’aucuns avaient pensé que la quête de dignité et de souveraineté allait continuer. Surtout que dans l’opposition, Ouattara ressassait à chacune de ses sorties cette phrase que tout le monde connaît maintenant par cœur « Je sais où trouver de l’argent, c’est mon travail. J’ai des relations dans le monde ». Aujourd’hui au pouvoir, il se trouve face aux réalités des faits. Où sont passées ses nombreuses relations ? Ne sait-il plus chercher de l’argent ? Est-on tenté de se demander en voyant le pouvoir se débattre pour s’acquitter des salaires des fonctionnaires. Les Ivoiriens croisent les doigts. Entre-temps, la visite du Premier ministre français à Abidjan, au-delà du folklore inutilement laudatif servi par les médias, a tout l’air d’un désaveu de la gestion du poulain. La Côte d’Ivoire retourne du coup aux années coloniales ou n’importe quel ministre de l’Hexagone pouvait se permettre de lui faire la leçon sans que cela ne choque. Fillon avait-il besoin de mettre sur la place publique que c’est la France qui paye les fonctionnaires ivoiriens ? Que ressent Ouattara lorsque, à ses côtés, Fillon étale des vérités qui heurtent sensiblement la conscience des Ivoiriens ? Paris sait bien dans quel objectif elle le dit. Surtout qu’en parlant des décaissements des 350 millions d’Euro qui ont déjà été faits sur les 400 millions prévus, il évoque la question des 50 millions restants avec une mine d’irritation. Une manière de dire sur un ton un peu larvé « écoute la France ne va pas tout faire à ta place ». Mais Ouattara n’a pas le choix .Il est obligé de faire avec en acquiesçant le désaveu public de sa gestion. Car c’est parce qu’il n’est pas capable de trouver au plan national les ressources pour payer les fonctionnaires que Paris se croit obligée de mettre la main à la poche .A quoi sert d’être chef de l’Etat si on n’est pas en mesure de faire face aux moindres exigences de l’Etat ? Gbagbo donne un exemple qui restera unique dans l’histoire de l’Afrique. Il est l’auteur du budget sécurisé qui a fait des émules sur le continent. Même dans les moments difficiles, il a su faire face à la question salariale sans tendre la main à l’étranger. Ouattara pourrait donc aller à l’école de Gbagbo. Ne dit-on pas qu’on copie ce qui se fait de meilleur ? Comme le dit un confrère “ il fallait qu’il soit là pour que les Ivoiriens aient l’occasion de juger”. Ouattara serait un mythe s’il n’était pas devenu président. Depuis avril 2011, la Côte d’Ivoire peut se faire une idée, savoir qui est qui dans le monde politique ivoirien. Vis-à-vis de la France, Ouattara a une marge de manœuvre très réduite au point qu’il se trouve contraint d’acclamer un désaveu public. Il leur doit tout ; sa carrière politique et son accession au pouvoir. Au palais présidentiel, Fillon se trouvait donc en territoire conquis. On dira sans exagérer, le véritable maître des lieux, le pouvoir installé au prix de plusieurs vies humaines ne faisant pas l’affaire. François Fillon est alors obligé de dénoncer sur un ton de mise en garde, le racket des hommes d’affaires français. « Le racket des entreprises françaises est inacceptable » a coupé l’envoyé de l’Empire à Abidjan. Une manière de dire que Paris ne pourra accepter indéfiniment les dérives de ses hommes sur leurs ressortissants entrepreneurs à Abidjan. Les Frci savent désormais à quoi s’en tenir dans leurs dérapages quotidiens. Mais bien plus, leurs écarts ont franchi les frontières de la Côte d’Ivoire au point de devenir un sujet préoccupant à l’Elysée. Ce n’est quand pas de gaieté de cœur que des hommes d’affaires français continuent de vivre au 43e Bima. C’est bien parce que les Frci ont installé une insécurité généralisée en Côte d’Ivoire. Elles sont finalement devenues un os dans la gorge du pouvoir qui manifeste à leur égard une certaine impuissance. L’armée française et les forces onusiennes ont beau les traquer, elles sont toujours en place. A la vérité Ouattara ne compte plus sur elle pour sécuriser son pouvoir. « Son armée, c’est la force française » commente de ce fait un confrère hexagonal. Il a d’ailleurs renouvelé auprès de Fillon, après Sarkozy, sa demande de maintien de cette force à Abidjan. Alors que juste à côté, au Sénégal, son parrain Wade affiche quelques fois une certaine exaspération vis-à-vis de cette armée. La France lui a donné la réponse. Le nombre va diminuer .Mais « l’effectif peut être renforcé en cas de besoin ». Plus clairement, « nous serons là si ton pouvoir est attaqué » dit Fillon. Il fait l’affaire de Paris qui le manipule comme elle le veut

3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara (La Lettre du Continent)






Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l’ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s’agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l’absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd’hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l’ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d’une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l’éloignement » des chefs de guerre de l’ex-rébellion d’Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude».
Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l’homme qui ont émaillé la crise post-électorale. De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d’ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l’Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l’écart Chérif, Wattao et les autres.

fredag 15 juli 2011

Laurent Gbagbo est entré dans l’histoire

en participant à l’hommage que le monde entier semble lui rendre en mettant en évidence la ligne du combat qu’il mène depuis son élection en 2000. Dans aucun des films documentaires que je rassemble ici comme pour constituer un cabinet d’archives, jamais sa légitimité n’est contestée et jamais sa réélection n’est mise en doute. Les investigateurs attentifs (majoritairement européens) qui scrutent les événements afin de nous donner une lecture claire de l’histoire récente de l’Afrique et de ses relations avec les grandes puissances sont tous unanimes : Laurent Gbagbo est pour l’occident l’homme à abattre parce que tout en octroyant des contrats aux hommes d’affaires français, il a entrepris de diversifier ses contrats en introduisant la Chine dans l’Ouest africain.

Avant sa mort, Laurent Gbagbo est entré dans l’histoire, abandonné par ses pairs. Rare sont les hommes politiques sur cette terre qui ont connu une gloire semblable. Aujourd’hui, aucun film sur la géopolitique africaine ne peut se permettre de ne pas mentionner son nom. Chaque jour ajouté à sa résistance au néo-colonialisme franco-américain est une étoile supplémentaire à sa couronne de combattant pour l’indépendance de l’Afrique. Il est temps que sur ce continent et en Europe des manifestations s’organisent pour dénoncer non seulement le lynchage médiatique dont il est l’objet mais surtout cette guerre inique menée contre sa personne par la France et les Etats-Unis. Car c’est au nom des peuples français et américains que la chasse à l’homme est engagée par ces deux pays occidentaux qui lui refusent - de manière officielle depuis ce 4 avril 2011 - le droit de se défendre contre ses ennemis locaux.

tisdag 12 juli 2011

60 prisonniers politiques, 2 millions de réfugiés et d’exilés, 3 mois de pouvoir


Combien de prisonniers politiques, le pouvoir Ouattara enregistrera-t-il en 2015, au terme du mandat du nouveau chef de l’Etat ? 2 mille, 3 mille ou 4 mille personnes, nul ne pourra faire cette mise en perspective avec exactitude. Même son de cloche pour le nombre d’exilés et de réfugiés. Des hommes, femmes et enfants qui sont actuellement environ 2 millions de personnes. Ayant fui les exactions et les pillages perpétrés par les forces pro-Ouattara, officiellement baptisées désormais Frci, ces Ivoiriens vivent, depuis le 11 avril dernier, date du coup d’Etat de la France contre le Président Gbagbo, dans des conditions inacceptables hors de la mère patrie. Il est vrai que les populations ivoiriennes restées au pays ne sont pas cependant bien loties. Mais être contraint à l’exil constitue une « abomination » pour tout citoyen. C’est donc une abomination que vivent les Ivoiriens depuis plus de 3 mois. Malheureusement, rien n’est fait par le nouveau pouvoir pour inverser la tendance. Bien au contraire, les exactions se poursuivent dans les villages, hameaux et villes ; les arrestations illégales ne s’estompent pas et les violations des droits de l’homme sont à leur sommet. Dans son communiqué daté du 15 juin 2011, la ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho) dénonce cette situation en ces termes : « la Côte d’Ivoire continue d’être le théâtre de graves violations de droits de l’homme, qui se déclinent entre autres en atteintes au droit à la vie, aux libertés de circulation, de presse, d’opinion, d’expropriation de biens meubles et immeubles (voitures, plantations, etc.) et d’occupation de domiciles privés. En effet, de façon régulière notre monitoring de la presse et les différents rapports de nos sections font état desdites violations que confirment par ailleurs les organisations internationales de défense des droits de l’homme et de promotion de la démocratie. Les populations continuent de vivre dans l’angoisse du fait d’une situation sécuritaire qui reste préoccupante. Des domiciles continuent d’être visités et pillés de nuit comme de jour, des familles séquestrées par des hommes armés se réclamant des Forces Républicaines Côte d’Ivoire (FRCI), sous le prétexte de perquisitions à la recherche de caches d’armes qui se terminent bien souvent par des exécutions sommaires de personnes civiles ». Comme on le voit, le bilan des trois mois de pouvoir du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, au plan des droits de l’homme, est désastreux.
Didier Depry ddepry@hotmail.com

måndag 11 juli 2011

Cote d'Ivoire: LA REPUBLIQUE TRIBALIQUE DE DJOULABOUGOU PARACHEVEE




Il n'y a pas longtemps, lorsque Alassane Ouattara, le gouverneur de la France a commence les nominations des hauts fonctionnaires de l'etat, du gouvernement, des ambassadeurs et des fonctionnaires internationaux, une certaine presse a parle de republique de Djoulabougou. Cette derniere a ete sanctionnee par les hommes forts du regime.

Mais la verite est bien la. Comme dit l'adage: "on ne peut pas caccher le soleil avec la main". Les dernieres nomminations dans l'armee viennent de parachever la republique de Djoulabougou d'Alassane Ouattara.


Certaines personnes peuvent etre surprises de ce fait. Nous autre, cela ne nous etonne pas. Alassane Ouattara n'est pas representatif et sa base politique a ete toujours tribale.

Pour etayer notre assertion nous presentons les elements suivants:


Les postes de responsabilite du regime Ouattara

- President de la republique: Alassane Dramane Ouattara - Mossi
- Premier ministre: Soro Kibgafori Guillaume - Nordiste
- Ministre de la defense: Soro Guillaume
- Ministre de l'interieur: Hamed Bakayoko - Nordiste
- Chef d'etat major: Soumaila Bakayoko - Nordiste
- President de la cour supreme: Mamadou Kone - Nordiste

- DG de la Poste : Konaté Mamadou - Nordiste
- DG des douanes : Coulibaly Issa - Nordiste
- DG des Impôts : Abinan Pascal - Nordiste
- DG du Trésor : Adama Koné - Nordiste
- DG de la SOTRA : Bouaké Méité - Nordiste
- DG de Lonaci : Issiaka Fofana - Nordiste
- DG du Port d’Abidjan : Sié Hien - Nordiste
- DG du Port de San Pedro : Hilaire Marcel Lamizana - Mossi
- DG Banque pour le financement de l’Agriculture (BFA) : Lacina Coulibaly - Nordiste
- Caisse Nationale des Caisses d`Epargne (CNCE) : Mamah Diabagaté (DG) - Nordiste
- CGFCC (Filière Café-Cacao) : Massandjé Touré-Litse (DG) - Nordiste
- Groupement de la sécurité présidentielle (GSPR) : Lt-Colonel Vagondo Diomandé - Nordiste

- Inspecteur Général des Finances : M. SYLLA Lassana - Nordiste
- Directeur Général des Douanes : M. COULIBALY Issa -Nordiste
- Directeur Général des Impôts : Mme YESSOH Danielle épse SARAKA -Nordiste
- Directeur Général du Trésor Public et de la Comptabilité Publique : M. KONE Adama - Nordiste
- Présidente du Comité de Gestion de la Filière Café-Cacao : Mme TOURE Massandjé épse LITSE - Nordiste

- Ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès des Nations unies : Bamba Youssoufou J. - Nordiste
- Ambassadeur de Côte d’Ivoire aux USA : Daouda Diabaté - Nordiste
- Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France : Ally Coulibaly - Nordiste

- Gouverneur de la BCEAO: Meyliet Tiémoko KONE - Nordiste

Qui dit mieux !!!
Bonne Lecture!!!!

söndag 10 juli 2011

Bakayoko Soumaïla,chef d’état-major des armées:ouattara endosse définitivement la paternité de la rébellion



kl. den 10 juli 2011 kl. 18:33
Le chef de l’Etat a confirmé, avec la nomination du général Soumaïla Bakayoko à la tête de l’armée de Côte d’Ivoire, le lien ombilical qui a toujours existé en lui et l’ex-rébellion née le 19 septembre 2002.
Le général Bakayoko Soumaïla est, depuis jeudi 8 juillet 2011, le nouveau chef d’état-major de la nouvelle armée ivoirienne. Avant sa nomination par le président Alassane Dramane Ouattara, il était le chef d’état-major de l’ex-rébellion. Le général Bakoyoko, élevé par la même occasion au grade de général de division, remplace à ce poste, le général de corps d’armée Philippe Mangou. 
Cette nomination vient simplement confirmer le général Bakayoko dans les fonctions de patron des armées ivoiriennes, puisque depuis l’arrestation du président Gbagbo par les forces françaises, l’ex-chef d’état-major de l’ex-rébellion occupait déjà les bureaux du général Mangou. Celui-ci ne faisait donc plus que de la figuration aux côtés du général Bakayoko au cours des dernières cérémonies de l’armée.
La nomination du général Bakayoko Soumaïla à la tête de la nouvelle armée ivoirienne constitue une récompense pour l’ex-rébellion pour mission accomplie pour le compte du nouvel homme fort du pays. On se souvient en effet, de cette déclaration du chef de guerre Koné Zakaria : «Nous avons pris les armes pour que Alassane Dramane Ouattara devienne président de la République». Aujourd’hui, Alassane Dramane Ouattara occupe effectivement le palais présidentiel. Il est par conséquent normal qu’il récompense ceux qui se sont battus pour qu’il soit à la tête du pays. C’est cela être reconnaissant. Et la reconnaissance est une vertu morale essentielle. Il faut même se réjouir et se féliciter d’avoir à la tête du pays, un homme qui reconnait ses bienfaiteurs et qui, de ce fait, leur donne la place qu’ils méritent. Quoi de plus normal qu’un chef de l’Etat gouverne le pays avec ses hommes.
Mais là où il y a problème, c’est que la double promotion du général Bakayoko Soumaïla (général de division et chef d’état-major) sonne comme un aveu de la part du président Alassane Dramane Ouattara. Avec cet acte, il endosse définitivement la paternité de l’ex-rébellion qui a défiguré la Côte d’Ivoire et l’a tirée 60 ans en arrière. On se souvient pourtant, qu’il a clamé haut et fort n’avoir aucun lien avec l’ex-rébellion. Ouattara a même, solennellement, réaffirmé cette position au cours du débat radiotélévisé face au président Gbagbo, dans le cadre du 2nd tour de l’élection présidentielle qui a déterminé le choix des Ivoiriens. Mieux, Alassane Dramane Ouattara, la main sur le cœur, avait promis de diligenter une enquête sur les origines et les actes de l’ex-rébellion une fois à la tête du pays. Et cela a été certainement un élément déterminant dans le choix de certains électeurs. 
Alassane Ouattara est aujourd’hui à la tête de la Côte d’Ivoire. Même si c’est par la volonté de la France qui a été d’un appui incommensurable à l’ex-rébellion, ce que les Ivoiriens attendent de la part de leur chef de l’Etat concernant l’ex-rébellion, est qu’il diligente une enquête sur les origines et les actes de l’ex-rébellion conformément à la parole donnée. Au lieu de cela, ce sont des lauriers qu’il lui décerne au moment même où des voix s’élèvent, du côté des organisations nationales et internationales de défense des droits humains, pour dénoncer les crimes contre l’humanité attribués justement à l’ex-rébellion dont Bakayoko Soumaïla était le patron. Confirmant par là-même les propos du chef de guerre Koné Zakaria. Tout porte à croire que le chef de l’Etat a caché la vérité aux Ivoiriens sur ses rapports avec l’ex-rébellion. Si tel était effectivement le cas, cela poserait un problème de confiance entre lui et le peuple. Et ce serait dommage, car la confiance est également une vertu essentielle sur laquelle un chef d’Etat s’appuie pour gouverner.

 Boga Sivori in Notre Voie

Voici pourquoi le Cdt Abéhi fait peur au camp Ouattara



Dimanche 10 juillet 2011  12:20


La désertion du Commandant Jean Noël Abéhi fait trembler les nouveaux tenants du pouvoir. Ils ont le sommeil troublé. Il ne se passe pas de jour sans que cet officier exemplaire ne soit vilipendé dans la presse proche du pouvoir. Deux raisons expliquent cette attitude du régime d’Abidjan.
 
La première raison est simple : Ce Commandant est un dur à cuir. Un homme de terrain. Il fait partie des officiers qui ont combattu contre les Forces françaises, onusiennes et ex-rebelles jusqu’à l’arrestation du Président Laurent Gbagbo le 11 avril dernier. Les trois forces coalisées n’ont pu avoir accès au camp d’Agban dont il était le maître les lieux. Toutes leurs tentatives sont restées vaines. Le commandant Abéhi est resté intègre et n’a à aucun moment accepté de faire allégeance au nouveau pouvoir. Ce qui fait que contrairement aux autres officiers supérieurs de l’armée et de la gendarmerie qui ont été démis de leurs fonctions, il garde l’estime de ses hommes.
 
Le premier ministre Charles Konan Banny, chargé du processus de réconciliation, a fait des mains et des pieds pour le convaincre de se mettre à la disposition des nouvelles autorités. C’est ainsi qu’une rencontre a été initiée à la Primature entre lui et Guillaume Soro. Selon les indiscrétions, avant de partir à cette rencontre, ses éléments ont tenu à l’accompagner avec des armes lourdes. Car ils n’avaient aucune garantie que leur chef reviendrait sain et sauf. Après la rencontre dit-on, son retour au camp a été une liesse populaire. Cris et chants pour saluer le retour du commandant en qui ils voient le symbole du parfait combattant. Celui-là même qui est prêt à mourir pour son engagement aux côtés de l’Etat attaqué. Et pour lequel il a été formé au maniement des armes.
 
La seconde raison est que le pouvoir lui colle l’étiquette d’un soldat qui prépare un coup d’Etat. Et le régime d’Alassane fait allusion à une interview accordée à notre confrère de l’Inter en 2008 à Lourdes (France). En effet dans cet entretien, le commandant dit ceci : «Aujourd`hui, où je suis venu de Lourdes, les choses de Dieu sont très claires dans ma tête. Le Seigneur m`a révélé que cette crise que nous vivons en Côte d`Ivoire, nous allons la terminer par une guerre. Et Dieu me donne l`assurance que ces affrontements déboucheront sur la victoire de l`armée à laquelle j`appartiens. Moi je suis déjà averti. Et ça, je le dis pour devancer les évènements pour que quand ça arrive, on sache que c`est Dieu qui l`a voulu et qui l`a réalisé», fait-il remarquer. Et de poursuivre : «Quant à moi, je suis convaincu qu`il y a une dernière guerre que je dois livrer contre l`ennemi pour une paix définitive en Côte d`Ivoire. Il y aura une guerre de libération et cette guerre, je vais la faire».
 
D’ailleurs, les journaux proches du pouvoir sont presqu’en pleurs. C’est le cas de notre confrère du Nouveau Réveil. Dans sa parution du jeudi 7 juillet, notre confrère se pose des questions : «A-t-on vraiment raison de banaliser la fuite du commandant Noël Abéhi, les services de renseignement de ce pays fonctionnent-ils réellement ? Plus de 72 heures après les faits, les Ivoiriens continuent de s’interroger. Comment cela a-t-il pu être possible ? Comment un individu comme l’ancien patron de l’escadron blindé d’Agban a-t-il pu se faufiler dans les mailles du filet de la sécurité pour échapper à la justice ? Comment a-t-il pu partir comme il est venu, aussi facilement comme un couteau dans du beurre ? Un soldat lambda, cela aurait pu se comprendre. Mais quelqu’un comme Abéhi, sur qui les projecteurs sont braqués pouvait-il fuir aussi facilement sans l’aide de personne ?» Sans commentaire.